Titqet, BC

La communauté de T'ít'q'et (autrefois connue sous le nom de Bande indienne de Lillooet) est adjacente à la ville de Lillooet, en Colombie-Britannique, située à quelque 254 kilomètres au nord-est de Vancouver, sur l’autoroute 99. T'ít'q'et est l’une des 11 communautés qui forment la Nation St'át'imc. Ces 11 communautés ont une langue, une culture et une histoire communes et partagent le même territoire. T'ít'q'et compte actuellement 394 membres résidants. La bande a sept réserves, dont la principale porte le nom de Réserve indienne de Lillooet no 1, et elle partage une réserve avec la Bande indienne de Bridge River.

Les données de 2006 de Statistique Canada montrent que la population augmente en âge dans la réserve de T'ít'q'et. La proportion des résidants de la réserve âgés de zéro à 24 ans est de 38 %, par comparaison à des moyennes autochtones nationales de près de 50 % et à la population non autochtone, qui est de 31 %. L’âge moyen des résidants est de 33 ans, par comparaison à 40,8 ans pour la Colombie-Britannique. Les personnes âgées représentent 17 % de la population vivant dans la réserve, ce qui est beaucoup plus que la population autochtone nationale, qui est de 5 %, tandis que cette proportion est de 13 % pour la population non autochtone.

Le profil de la communauté de T'ít'q'et sur le plan de l’éducation et de la capacité de formation des ressources humaines, selon les statistiques de 2006 d’Affaires autochtones et Développement du Nord Canada (AADNC), est le suivant : 13 % des membres de la communauté ont mené à bien des études universitaires, 23 % ont obtenu un certificat d’une école de métiers ou un diplôme collégial, 23 % ont obtenu leur diplôme d’études secondaires et 38 % n’ont aucun diplôme.

T'ít'q'et et la région autour de Lillooet ont prospéré grâce à une économie axée sur la forêt. L’infestation du dendroctone du pin ponderosa et les ue des changements survenus dans le marché ont eu de graves répercussions négatives sur l’industrie forestière. Selon les statistiques de 2006 d’AADNC, le taux de chômage des résidants de la communauté de T'ít'q'et est de 30,4 %, par comparaison à la moyenne de la Colombie-Britannique, qui est de 6 %. C’est donc cinq fois plus que la moyenne provinciale.

La Nation St'át'imc avait sa propre organisation sociale et pratiquait sa propre forme de gouvernance avant le contact avec les Européens. La situation a changé considérablement lors de la mise en œuvre initiale de la Loi sur les Indiens[1]. Le système de gouvernance par un conseil constitué d’un chef et de conseillers a alors été introduit. Plus récemment, toutefois, la communauté de T'ít'q'et a élaboré un modèle de gouvernance plus conforme à ses traditions, fondé sur la représentation des familles, pour que toutes puissent également participer à la prise des grandes décisions qui ont des répercussions sur la communauté.

En 2005, la communauté a adopté sa propre constitution. Intitulée Sxeks ta Ntáakmensa i P'egp'íg'lha, celle-ci se compose d’articles affirmant que les membres du clan P'egp'íg'lha sont intrinsèquement liés au Créateur, qu’ils ont une responsabilité inhérente à titre d’intendants des terres et du territoire non cédés. La constitution affirme aussi que la communauté a le droit à l’autonomie gouvernementale, y compris en ce qui concerne la justice et l’économie, et reconnaît ses liens avec les autres communautés de la Nation St'át'imc. L’actuel système de gouvernance comprend le chef et les conseillers élus, un conseil d’aînés et le conseil du clan P'egp'íg'lha qui, au bout du compte, doivent tous répondre de leurs actes aux membres de la communauté de T'ít'q'et. Le chef et les conseillers élus sont responsables des programmes d’AADNC et de Santé Canada et de toutes les questions concernant la réserve proprement dite. Le conseil des aînés a pour mandat de surveiller les questions de justice, de culture et de langue. Le conseil du clan P'egp'íg'lha est chargé des questions hors réserve, notamment celles qui ont trait au titre et aux droits, ainsi que des affaires concernant le territoire partagé avec d’autres communautés de la Nation St'át'imc. 



[1] La version initiale de l’actuelle Loi sur les Indiens portait en français le nom d’Acte des Sauvages. NdT

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